Attention aux chenilles processionnaires!

Le poil urticant des chenilles processionnaires peut entraîner chez le chien une nécrose de la langue. Même si le chien n'a pas mangé de chenilles! En effet, simplement en léchant une zone qui a été au contact de ses petites bêtes, le chien peut avoir une réaction allergique.

La chenille processionnaire est la larve d'un papillon de nuit appelé Thaumetopoea pityocampa. La femelle papillon pond ses oeufs à la fin de l'été dans les branches des pins. Les chenilles éclosent envion 40 jours après la ponte et se nourrissent des aiguilles de pin. Elles construisent alors à l'automne un abri en soie aux extrêmités des branches pour passer l'hiver.


L'idéal est donc de contrôler les branches des pins à la fin de l'automne afin d'éliminer les nids infestés. L'échenillage permet ainsi d'éviter la procession de nymphose qui se déroule au printemps: toutes les chenilles du nid quittent leur abri et se dirigent vers le sol où elles deviennent dangereuses pour le chien.Cycle de la chenille processionnaire

Les premiers symptômes chez le chien sont les suivants: langue rouge et enflée, museau et babines enflées, bave, vomissement. Il faut alors rapidement consulter un vétérinaire.

Arrivées au sol, les chenilles se déplacent en file indienne puis au bout de plusieurs jours s'arrêtent dans un endroit ensoleillé pour s'enfouir dans le sol. Chaque chenille processionnaire va alors tisser un cocon individuel pour se transformer d'abord en chrysalide puis, après quelques mois, en papillon! Les papillons sortiront de terre l'été pour s'accoupler... et le cycle recommence!

La dangerosité de ces chenilles pour l'animal, comme pour l'homme, vient du fait que chaque poil est pourvu d'une glande qui contient du venin dont l'action est de détruire les tissus. Si un poil est rompu, le venin se retrouve libéré dans l'air. C'est pour cela que des lésions oculaires et respiratoires peuvent aussi apparaître.

Le Patou dans l'activité pastorale

Le Montagne des Pyrénées ou Patou, d'origine Pyrénéenne, représente un outil de travail millénaire car jusqu'au début du 20ème siècle, il a aidé les bergers à protéger leurs troupeaux contre les prédateurs et en particulier les chiens errants. L'utilisation de ce chien a par la suite disparu avec la raréfaction des grands prédateurs comme l'ours et le loup.

Depuis le retour du loup dans les Alpes en 1992, la réapparition du lynx dans le Jura et la réintroduction de deux ours slovènes en 1996 en Haute-Garonne dans les Pyrénées, le Patou est progressivement réintroduit au sein des troupeaux. A l'invese du chien de conduite qui est utilisé pour regrouper et déplacer le troupeau sous les ordres du bergers, le chien de protection est autonome: il vit en permanence avec le troupeau avec lequel il développe un attachement très fort. Il contrôle sans le commandement du berger, l'approche des prédateurs en aboyant jusqu'à obtenir leur éloignement.

D'une part, les aboiements sont dissuasifs même si parfois, ils ne permettent pas d'éviter la confrontation. D'autre part, les aboiements alertent le berger de la présence d'un prédateur qui peut ainsi intervenir.Patou au-dessus des Orres (05)

Le chien de protection ne bénéficie d'aucun dressage. Le chiot est introduit à 2 mois après sevrage dans un troupeau avec brebis et chèvres. La phase de socialisation du chiot est importante car elle peut être dommageable pour sa réussite. En effet, cette étape fondamentale permet au chien de s'intégrer au troupeau. C'est au cours des deux premiers mois que l'attachement aux brebis se fait. le patou ne devient pleinement adulte qu'à 3 ans. les chiens ne sont pas socialisés à l'homme volontairement (règles préconisées par la DDA) pour soit disant une meilleure efficacité des chiens de protection...

Néanmoins, les Montagnes des Pyrénées sont des chiens qui depuis de longues dates ont été génétiquement programmés pour repousser les grands prédateurs. Je pense donc que malgré tout ce que l'homme peut lui apporter sur le plan social, son instinct de protection est bien ancré et s'exprime dès que l'occasion s'y prête, socialisation à l'homme ou pas. De plus, le chien considère comme espèces amies uniquement celles à qui il a été socialisé avant l'âge de 3 mois. Comme il est improbable que le patou rencontre un loup à cet âge, il ne peut qu'être méfiant envers lui.

Et puis, peut-être est-ce dans la nature du patou de rechercher le contact avec l'homme? Beaucoup de chiens non socialisés à l'homme viennent au contact des randonneurs pour rechercher des caresses ou de la nourriture. Faut-il rappeler que le patou n'est pas un animal sauvage, c'est avant tout un chien domestique qui a toujours évolué dans un milieu naturel et, n'endéplaise à certains, en compagnie de l'homme. L'homme est donc un élément constitutif important de son environnement.

Le chien et la tique

Le chien compte parmi les nombreux hôtes de la tique. Celle-ci est très active du printemps à l'automne et c'est donc pendant cette période que nos chiens sont les plus exposés.

La tique est un ectoparasite, elle se fixe à la surface de la peau de l'animal à des endroits privilégiés; derrière ou sur les oreilles, entre les doigts, sur le ventre, dans les plis de l'aine, autour du cou ou encore autour de l'anus.

La tique est un acarien appartenant à la classe des arachnides (4 paires de pattes au lieu de 3 chez les insectes). Sa pathogénicité réside surtout dans le fait que la tique est un vecteur biologique: elle véhicule et transmet, en se fixant, des micro-organismes dangereux (pathogènes) pour son hôte.

La tique s'accroche sur l'animal par le rostre constitué de chélicères et de l'ypostome. Alors que les chélicères servent à couper la peau, l'hypostome permet à l'acarien de s'ancrer solidement dans la peau.Evolution de la tique.

Les tiques sont hématophages: elles se nourrissent de sang pour muer et pour se reproduire. La femelle pond des oeufs qui donnent des larves. Les larves trouvent un hôte pour prélever du sang nécessaire à leur développement. Gorgées de sang, les larves quittent alors leur hôte pour se transformer en nymphes. Les nymphes, à leur tour, s'accrochent à un hôte. une fois leur repas draculéen assouvi, les nymphes abandonnent leur hôte pour effectuer leur dernière mue qui leur conférera leur forme adulte. Arrivée à maturité, la tique trouvera un ultime hôte pour son dernier repas de sang avant de se reproduire.

Il existe principalement 3 espèces de tiques parasites du chien pouvant transmettre des maladies graves:

  • Ixodes ricinus;
  • Dermacentor reticulatus;
  • Rhipicephalus sanguineus.

Les deux premières espèces colonisent les milieux boisés et les hautes herbes. La dernière habite plutôt dans le bassin méditerranéen.

Pendant leur repas, les tiques peuvent transmettre par leur salive 3 agents pathogènes, chacun à l'origine d'une maladie mortelle chez le chien:

  • Babesia canis est un sporozoïte responsable de la piroplasmose (ou babésiose). Ces sporozoaires envahissent les globules rouges entraînant leur éclatement.
  • Borrélia burgdorferi est une bactérie responsable de la Borréliose de lyme caractérisée par de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires (boîteries), une chute de l'appétit et une insuffisance rénale.
  • Erlichia canis est une bactérie responsable de l'Ehrlichiose ou typhus du chien.

 

Le comportement du chien: inné ou acquis?

Tous les chiens, même au sein d'une même race, présentent un caractère différent. Certains ont un tempérament bien affirmé alors que d'autres sont craintifs. Des troubles du comportement peuvent aussi apparaître chez certains chiens et pas chez d'autres.
En réalité, chaque chien est unique. Son comportement est étroitement lié à sa généalogie (l'inné) mais aussi à son vécu (l'acquis).


L'inné représente la transmission du patrimoine génétique provenant pour moitié de la mère et l'autre moitié du père.
L'acquis est tout ce que le chien aura appris de son environnement par expérience avec ses parents et sa fraterie ainsi qu'avec sa (ou ses) famille(s) d'accueil de la naissance à l'âge adulte.

L'origine du comportement du chien est donc multifactorielle. Il serait en effet restrictif de dire que seuls les chiens de race sont de "bons" chiens. Un chiot qui descend des meilleures lignées mais qui est élevé dans de mauvaises conditions environnementales présentera des troubles du comportement à l'âge adulte. Les stimulations olfactives, auditives, visuelles et tactiles sont, parmi d'autres facteurs, indispensables au bon développement du chiot.

En conclusion, croire qu'une bonne généalogie suffit à faire de bons chiens est une absurdité!

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